vendredi 23 juin 2017

La première roue d'1m50 et le 3ième principe

Il m'est difficile de garder une ligne de conduite logique pour le blog tant les essais ont été variés et nombreux .
Il faut savoir que l'historique de mes recherches que je rapporte ici se base sur des photos et vidéos qui sont classées par jour de recherche . Chaque jour que j'ai consacré à la recherche de la roue dans mon atelier est composé de 2 à 3 heures en moyenne . Et maintenant , j'arrive au 100ième jour !

Revenons à la roue .

Comme dit précédemment , j'ai recherché le meilleur angle possible pour le levier en V . Ce dernier étant de 65° et correspond à l'angle sur le portrait . Là ou se levier est le mieux représenté se situe sur la branche à 3h . Or on pourrait se dire que le poids étant descendu à ce moment là , l'angle devrait être plus important , mais on voit bien que le levier est remonté et donc l'angle du V est bien à 65° . La montée du levier est due au faite que le poids à 3h s'est éloigné et qu'à l'autre bout du système , le levier en L aura pivoté .


Aussi , le levier en L se trouvant à 7h est dans le mauvais positionnement car si le V est revenu en position initiale , c'est que le levier en L a basculé ... ce qui n'est pas le cas ici . Il y a une explication à cela : avec le temps , j'ai vu que Bessler avait placé les leviers/mécanismes dans leur bonne position et il avait aussi mis l'endroit ou s'effectuait les mouvements . Or il devrait y avoir un mouvement à ce niveau ci . Et il est bien représenté par le nez du crâne . On y voit le basculement par les traits fort "angulaire" . Cela peu paraître exagéré de voir des indices dans n'importe quel recoin du portrait , mais il ne faut pas oublier la signification du portrait troué : hormis le visage , tout est indice . Hypothèse qui n'engage que moi évidemment .
Voilà pour l'explication du positionnement  du levier en V .


Le 3ième levier m'a beaucoup intrigué car il est représenté un peu partout dans le premier portrait ainsi que dans le second comme vu précédemment :


S'il est plus ou moins facile d'y voir les différents éléments ( avec les années bien sur ) , pour ce qui est des points de fixation c'est une autre paire de manche . Le plus logique pour ce 3ième principe étant de récupérer la force de pivotement du levier en L et de le raccorder à la barre qui le succède . 



La recherche du 3ième principe m'a mené vers une prolongation de la barre , avec un contournement du poids :





Il a fallu aussi concevoir un petit levier d'appuis escamotable en laiton et qui est retenue par un fil . Tout cela se retrouve dans le second portrait .

Si le principe fonctionne bien du coté descendant , le système coince de l'autre coté de la roue . J'ai eu bon utiliser des astuces tels que des boutonnières ou autres , la fluidité de tous ces leviers ne me convainc pas du tout . Sans compter que j'ai remplacé les plats en alu par des tiges pleines en acier car l'alu avait tendance à plier sous les contraintes des poids. Beaucoup de temps passé à la recherche du 3ième principe , mais je pense qu'à ce jour j'ai trouvé la solution . . .

samedi 1 avril 2017

Remontage d'une roue d'1m50


Voilà , il me faut remonter la roue sur une base d'un diamètre de 150 cm.
Tout d'abord , je doit trouver dans le commerce un roulement ou quelque chose s'y approchant . Pas facile de dégoter cela dans les magasins des bricolages , j'opte donc pour des supports pour tenture :


Ensuite je prend un planche et 2 bois pour faire office de support/montant de la roue :


Pour l'axe et le disque central de la roue , une tige filetée et une plaque de plastique feront l'affaire :


Je prend soin de pré-forer les trous de fixation des futurs rayons . En suite , il ne me reste plus qu'à placer les rayons , qui sont en faite des plats en aluminium de 5 mm je pense ( ces montages dates de 2013 ) :


Là , je me rends compte que les dimensions de la roue vont me poser un petit problème : je n'ai pas beaucoup de recul pour prendre de belles photos de l'entièreté de la roue . Sans compter que le contre-éclairage de la lumière du jour sera souvent en ma défaveur pour obtenir des beaux clichés . Mais l'important est de réaliser une roue et pas un reportage photographique ( du moins de mon point de vue ) .

Vient ensuite le remontage des poids ainsi que des premiers leviers :



Il y a une étape importante dans le positionnement des leviers : la recherche de l'angle optimum de l'équerre en "V" par rapport au rayon sur lequel il est fixé . Il faut que ce levier , qui est un faite un transfert de mouvement , permette le mouvement maximum au début du mouvement ainsi qu'à la fin . Autrement dit , il doit permettre un déplacement maximum des leviers qui lui sont attachés.

 Après quelques calculs , j'en suis arrivé à un angle de 65° :

Ce qui , une fois de plus , correspond à l'angle du même équerre se trouvant sur le portrait :


Evidemment on verra de suite que l'angle de mon équerre est plus incliné que sur le portrait .C'est normal car le poids de droite est descendu , donc l'équerre à déjà pivoté de quelques degrés .

Maintenant , il me faut remonter le premier principe :


Nous sommes en janvier 2014 et , tout en continuant de monter la roue , j'étudie toujours les portraits de Bessler . Je me rends compte que , suivant ma logique d'étude des portraits , il y a un troisième levier ( ou 3 ième principe ) ! Il se retrouve à plusieurs reprises sur le premier portrait et il est aussi représenté sur le second portrait :



Autant les autres principes ont été "facile" à décortiquer ( quoique) , autant cette découverte me donnera beaucoup de fil a retordre . Même à ce jour ( avril 2017) , je ne suis pas encore sur de ses points d'encrage , mais je pense les avoir découvert dernièrement . Ils s'avèrent être important pour la commutation des poids au bon endroit et donc pour le déséquilibre de la roue . A contrario , le second principe , càd la barre transversal , peut être enlevée mais affectera surement l'accélération et le couple de la roue . 
J'ai de plus en plus la conviction que Bessler a d'abord créé sa roue grâce au 1er et 3ème principe  , puis il l'a améliorée avec la barre transversale . 
Je pense aussi qu'il ne faut pas brûler les étapes et d'abord essayer de faire tourner une roue avant de l'optimiser ( et de la compliquer ) . 
Tout cela sera pour plus tard . . .

dimanche 19 mars 2017

1er et 2ième principe

Maintenant commence la recherche sur le 1er et second principe de fonctionnement sur une roue réelle.
Avant de se lancer dans une construction complète de la roue , il faut voir comment se comportent les leviers et les poids et à quel moment ils commutent . Une fois que j'ai optimisé le déplacement de ces derniers , il m'a fallut démonter tous les leviers afin de voir le comportement global de la roue : il faut que la commutation des poids se fassent au moment où la roue est équilibrée .Un peu avant serait encore mieux mais cherchons d'abord à faire tourner la roue avant d'éventuellement l'optimiser .

Je ne vais pas mettre toutes les photos que j'ai prise de mes essais car cela prendrait beaucoup trop de place et je pense que ce ne serait pas intéressant .

Voici par exemple , une recherche sur le second principe :




Comme décrit dans les pages précédentes , une fois que le poids de gauche a été relevé , il permet d'écarter à son tour le poids de droite . Dans cette position de la roue , les poids commutent assez facilement . Par la suite , je verrais que la roue n'est pas bien positionnée globalement pour que cela fonctionne ... mais ce sera pour un autre article . Pour le moment je me base sur le 1er portrait de Bessler et je place donc le mécanisme tel que l'auteur l'a mis .
Une fois l'essai concluant , il faut que je démonte le mécanisme pour voir sir la roue est bien positionnée pour permettre la commutation des poids . 


C'est limite mais ça devrait le faire . Aussi , il faut calculer l'angle que prendront les poids de droite afin que la roue tourne d'1/8 de tour :



Un angle de 60° me semble bon .

Ensuite , il faut que les 2 principes fonctionnent l'un après l'autre .Pas de miracle , il faut assembler les pièces et essayer :





J'ai essayé d'optimiser le système pour qu'il y ait le moins de frottement possible :



Suivant ces 2 principes , j'ai réussi à assembler la roue avec 6 poids/leviers connectés . Ce ne fut pas un mince affaire car il faut minimiser au maximum les frottements entre toutes ces barres qui se croisent :



 Un problème se pose : la roue est trop petite et tout se chevauche . Je n'arrive pas à placer les 2 derniers systèmes . Il faut que je démonte tout pour faire une roue plus grande . . .



vendredi 22 avril 2016

Premier tâtonnement


Après avoir beaucoup cogité sur un principe de fonctionnement , il a fallu voir si c'était viable dans la réalité .
Les poids sont le point de départ de la construction . Pour cela , j'ai utilisé 2 gros écrous que j'ai soudés ensemble , et à chaque extrémité j'ai soudé des rondelles afin que les poids puissent coulisser tout juste dans un axe :



Ces poids pèsent environ 400gr chacun.

Maintenant que les poids sont assemblés sur leur levier , il me reste à les placer au bon endroit sur une roue . C'est là qu'est toute la difficulté du puzzle car si Bessler nous a laissé un schéma de principe , il n'indique pas les détails comme les points de fixation .La seule manière pour les connaitre est de s'essayer sur un prototype .

La première roue , construite qu'en partie , était assez petite :


La mise en place des équerres ( les fameux "V")


Essai du second principe : le poids qui est remonté à gauche doit faire éloigner le poids de droite dans sa descente :


Un exemple de tâtonnement avec les points de fixation : ici le poids est maintenu au rayon et dès lors c'est tout le levier qui se déplace dans ce dernier . C'était une voie de garage mais il fallait essayer.



La roue "complète" avec seulement l'application d'un seul principe sur 4 poids . Il était inutile d'aller plus loin .




samedi 5 mars 2016

La découverte du mouvement perpétuel grâce . . . à un jouet !


Revenons sur le titre de ce blog : la roue de Bessler était un jeu d'enfants . D'un point de vue extérieur , un tel titre pourrait paraître prétentieux et pourtant il est le point de départ de la découverte de Bessler sur le réel mouvement perpétuel .

C'est en ayant retrouvé une bonne partie du mécanisme que je me suis demandé ce que le jouet pouvait bien faire dans la chronologie des recherches de Bessler :


Il faut aussi savoir qu'il se trouve à la fin des recherches de Bessler .

Voici quelques exemples réels de cet objet :


( source : http://www.russia-ic.com/culture_art/visual_arts/942/#.VtrGmPnhBhE )


( source : http://www.aaawt.com/html/ceramic_gallery16.html )

Voici le principe de fonctionnement pour qui ne l'aurait pas deviné :



ou encore :



Comment ce jeu a-t-il pu inspirer un mécanisme , et par la suite être adapté sur une roue ?
Voici comment je vois les choses : les personnages représentent les poids cylindriques .
Mais comme une explication schématisée vaut tous les discours du monde :

J'ai remplacé les personnages par des poids cylindriques qui auront pour fonction de coulisser sur leur axe .
La barre verticale divise le mécanisme en 2 parties : le coté gauche et droit s’il serait placé sur une  roue verticale et vue de face .Ici c'est le début de la cogitation , sans avoir encore réfléchi à l'équilibre/déséquilibre globale de la roue . 

Ensuite , il faut adapter les angles pour qu’ils correspondent à quelque chose de « cohérent » . Ces angles seront trouvés par les essais et seront cohérents lorsque les  4 mouvements auront été effectués.

Voici le principe :









Comme ceci n’est qu’un schéma de principe , il faut maintenant l’adapter dans la réalité et trouver les astuces nécessaire pour que cela fonctionne . Afin de pouvoir remonter le poids de  gauche grâce à la descente du poids de droite , il faut concevoir la chose comme suit  :


C’est pratiquement la seule solution , en tout cas la plus logique pour la suite du mécanisme . J’ai nommé ce mécansime « 1er principe » .

Le second principe consiste à faire pivoter le poids de droite grâce à la chute du poids de gauche :




Une simple barre transversale fera l’affaire .En faite , pour que cela fonctionne sur une roue , on verra ultérieurement par la pratique qu’il faut utiliser une astuce . . . qui est représentée dans les portraits !



Evidemment tout cela n'est pas encore fonctionnel , c'est juste pour montrer comment l'auteur aurait eu le déclic pour trouver la solution .  Il faudra encore beaucoup d'essais et d'astuce pour arriver à faire tourner une roue.

A ce niveau de recherche , plusieurs réflexions me viennent à l'esprit :

- Pourquoi Bessler a mis un jouet d'enfant à la suite et fin de ses recherches sur le mouvement perpétuel ? C'est un véritable mystère sauf si cela lui a donné la solution . Il y a peut être une toute autre explication mais jusqu'à présent personne n'a su la fournir .

- En partant de ce jouet , j'ai réussi logiquement ( et avec un peu d'imagination je l'avoue ) à constituer un mécanisme . Mécanisme qui se retrouve exactement dans les portraits : coincidence ?

- Bessler a déclaré qu'en associant plusieurs dessins , et en ayant un esprit éclairé , on pourrait retrouvé son mécanisme en partie . Beaucoup de personne associe les différents "Maschinen Tractate" pour en faire une solution viable . Mais si l'on se met à la place de l'auteur , aurait-on voulu dénaturer la chronologie des recherches afin de donner la solution ? Vaudrait-il mieux garder l'histoire tel quel fut conçue par l'auteur et donner la solution par une autre voie , surtout si la solution ne découle pas des recherches précédentes ? La seule modification qui ne dénaturerait pas les schémas en eux-même serait ce qui se trouve autour : le lettrage comme vu précédemment .


Voilà beaucoup de coïncidences , de mécanismes fonctionnels que je découvrirais par la suite et qui ne font que confirmer que je suis sur la bonne voie .

dimanche 14 février 2016

Le second portrait de Bessler


Nous sommes en été 2012 et j'ai souvenance d'avoir entendu parler d'un second portrait qui aurait la particularité d'être troué . Je me lance donc à sa recherche mais bizarrement il me faudra quelques jours pour tomber dessus  . Je trouve le second portrait . . . mais vu du coté verso :


C'est bien le second portrait dans son livre d'origine . Reste plus qu'à tourner la page . La chose fut faite quelques jours plus tard en le trouvant sur le net :

Comme on l'a vu , ce portrait est en faite attenant au premier portrait et seul la partie du visage a été découpée pour qu'il puisse apparaître sur les 2 portraits . Pourquoi ? Nous le verrons plus tard .

Ce second portrait a confirmé le mécanisme découvert dans le 1er portrait et voici comment : j'ai de suite vu au bas du portrait le fameux "V" . Pour des raisons évidentes , j'ai retourné toute cette partie pour que le "V" soit positionné comme le mécanisme découvert grâce au premier portrait :


Directement tous les éléments s'y trouvaient et étaient mis dans l'ordre ! Quelle coincidence ! De nouveaux éléments apparaissaient aussi et me donneraient pas mal de fil à retordre dans le futur. 
Mais restons sur les éléments qui confirment le mécanisme :


Bien que le mécanisme soit là , il est évident que les proportions et l'endroit exact des éléments ne sont pas correct . Tout comme dans le premier portrait d'ailleurs . Si tout avait été parfaitement agencé , l'énigme aurait été résolue depuis longtemps . Mais comment Bessler aurait-il pu nous mener à ce mécanisme de dessous de page , si tant est qu'il s'y en trouve un ? Dans un premier temps je ne me suis pas posé la question , préférant avancer dans la recherche . D'ailleurs chaque étape , chaque trouvaille confirmait la bonne direction que j'avais prise . Mais il faut aussi se remettre en doute et se demander si on ne fait pas fausse route . Ce n'est que bien plus tard ,lorsque j'observais le dessus du portrait que j'eu trouvé la piste laissée par Bessler pour nous mener à cette partie là : c'est la paire de lunette .



Elle nous indique qu'il faut voir le dessous de la page comme si on la regardait au travers de lunette afin de remettre à l'endroit le mécanisme . Pour en être sur , j'ai essayé une projection avec une loupe , ce qui est l'équivalent des lentilles biconvexes utilisée sur le portrait :

J'ai d'abord choisi l'arbre à chat comme modèle et je l'ai placé devant une fenêtre bien éclairée :


J'ai ensuite placé une loupe et une feuille de papier pour voir ce que donnerait la projection :



On voit bien que les objets sont inversés du haut vers le bas ( et vice versa) mais pas de gauche à droite . . . comme sur le portrait si l'on veut découvrir le mécanisme.
Cela explique aussi l'utilité de la paire de lunette bien mise en évidence .
Aussi , la partie gauche du mécanisme représente un rapporteur , une équerre trouée aux extrémités et un compas que j'ai interprété comme cela : 
Le rapporteur = je pivote 
L'équerre = j'ai cette forme 
Le compas = je représente une boutonnière donc je glisse de haut en bas.